La concurrence environnementale (ou ZEN) permet de rééquilibrer climat et biodiversité
On vous résume ici pourquoi
Comment ça marche ?
Pour rééquilibrer climat et biodiversité, il faut construire une économie ZEN : Zéro Emission Nette de gaz à effet de serre. Toutes ses productions seront ZEN avec une émission et une réduction de capture naturelle négligeables. Il faut faire vite car le temps joue contre nous : le dérèglement climatique fragilise le vivant naturel et sa capacité de capture, et l’humanité l’aggrave en boucle pour s’en protéger (c’est détaillé dans les points 1 à 5 ci-dessous).
La concurrence environnementale permet l’économie ZEN. Elle repose sur la transmission de l’impact ZEN de chaque bien ou service consommé aujourd’hui ; et la transmission de l’impact ZEN de chaque produit financier sur les biens et services de demain. Cette information fera librement acheter ou financer l’offre la plus ZEN, à service et à argent équivalents. Les productions et les investissements les plus ZEN deviendront plus rentables ou mieux financés (points 6 & 7).
Pour construire à temps l’économie ZEN, il appartient aux autorités publiques de déployer cette concurrence ; de l’accélérer si nécessaire en s’appuyant sur l’impact ZEN, y compris pour encadrer financements et productions toxiques ; et de construire une assurance climatique universelle (points 8 à 10).
1. Jusque vers 1800, le vivant naturel a équilibré le stock de gaz à effet de serre (GES) dans l’atmosphère
2. Ensuite, l’activité humaine a provoqué un excès croissant et destructeur de GES non capturés
3. Le temps joue contre l’humanité
4. La dégradation doit rapidement être bloquée…
– Aggravation en boucle provoquées par les protections de l’humanité, ainsi l’air conditionné
Mais aussi : la baisse des rendements agricoles et la hausse des engrais, la montée des eaux et les digues …
– Fragilisation des captures naturelles : Stress hydrique, thermique ou chimique, acidification des océans face à la fonte des pôles…
L’humanité a une fenêtre de temps limitée pour stopper la hausse du stock de GES
5. … donc vite arriver au ‘Zéro Emission Nette’ (ZEN) dans l’atmosphère
Le retour à l’équilibre exige de produire et consommer des produits toujours plus ZEN, pour que la production de chacun arrive rapidement à :
Comment tirer nos décisions économiques vers des produits et des productions plus ZEN ?
6. La concurrence environnementale tirera achats et financements vers l’économie ZEN
La concurrence environnementale, c’est la transmission au client de l’impact ZEN
– de chaque offre d’un bien ou service
– de chaque offre d’un produit financier
-L’information fait librement acheter ou financer l’offre la plus ZEN, à service et argent équivalents
-Les pratiques de production et les investissements les plus ZEN deviennent plus rentables en argent et mieux financés : la demande tire l’offre et l’innovation
la concurrence environnementale tire l’économie vers le Zéro Emission Nette, sans contrainte
Sait-on compter cet impact ZEN des biens, services et produits financiers ?
7. Le comptage de l’impact ZEN des biens et services vendus
L’impact ZEN d’un bien ou service est son contenu en émission* : les émissions qui ont été nécessaires à sa production
Une nouvelle méthode donne son comptage, simple et appuyée sur des standards universels**
La même approche donne les deux autres comptages d’impact ZEN nécessaires pour la concurrence environnementale
– L’impact ZEN d’un produit financier* : le gain ou la perte d’émission anticipé sur les biens et services futurs dont il finance la production
– L’impact ZEN sur la capture naturelle*, à ajouter aux deux précédents impacts
* Voir les comptages de l’impact des biens et services, des produits financiers et des captures naturelles
** Comptages scientifiques de GES (Inventaires nationaux et protocoles de comptage des Nations Unies), volumes des comptes en argent, principes comptables
Que faire de cette bonne nouvelle ?
8. Aux pouvoirs publics*…
…de libérer la concurrence environnementale sur leur territoire**
– Inciter les entreprises à compter et transmettre le contenu en émission des biens et services vendus, les établissements financiers à faire de même pour la rentabilité en émission des produits financiers
… d’intégrer les impacts ZEN dans leurs politiques pour accélérer le ZEN
– Avec le Contenu en émission critère des achats publics, avec la Rentabilité en émission critère des investissements publics** c’est, pour la même dépense publique, plus de gain ZEN, de souveraineté nationale (baisse des hydrocarbures) et de santé (empoisonnement évité)
– Le raisonnement s’étend aux autres politiques publiques notamment financière : définir à partir de quel taux de perte en émission un financement est considéré comme toxique et à encadrer
* Voir Politique ZEN
** Voir l’opération Label Transmission
9. Aux pouvoirs publics d’encadrer des dérapages de consommation en émission…
Les indicateurs ZEN permettront de suivre les progrès vers le ZEN de la consommation moyenne par habitant, besoin par besoin : alimentation, loisir, transport…*
Pour encadrer un dérapage de consommation sur un besoin, des règles collectives pourront définir :
– Si un bien ou service est toxique, avec 2 critères : un dérapage d’émission sur le besoin concerné et des alternatives à la fois moins chères et davantage ZEN pour satisfaire ce besoin
– Un plafond d’émission fixé aux producteurs d’offres toxiques (ex. : par journée de loisir pour le tourisme en cas de dérapage sur le transport aérien de loisir)
Une contrainte minimale, efficace et légitime
– Toute la collectivité souffre de dérapages qui sont évitables
– On évite d’opposer ‘fin du monde’ et ‘fin du mois’
* Avec une unité de comptage de la satisfaction du besoin : en calorie alimentaire pour l’alimentation, en journée pour les loisirs, par terminal numérique pour la communication…
10. …en déployant à l’international cette concurrence et une assurance climatique
Déployer mondialement la concurrence environnementale est d’intérêt national et collectif
– Les pays qui ne jouent pas le jeu voient leurs exportations de produits toxiques freinées
– Les pays pauvres en retard vers le ZEN accèdent à des financements étrangers attirés par la rentabilité en émission du comblement du retard
Mais une assurance climatique universelle sera aussi indispensable
–Chaque pays travaille sur ce défi d’assurance*, né :
– D’énormes inégalités (d’exposition au risque et de moyens pour y faire face)
– De la nécessité de partager les meilleures pratiques de prévention
– Cette approche nationale est insuffisante pour un risque planétaire
Le succès passera par une mutualisation des risques à l’échelle de la planète, donc des transferts de financement entre pays
* Partout, le risque climatique est identifié comme le risque futur n°1 par les opinions et les experts (Axa risks report)
