Introduction
En introduction,
– Pourquoi la transition climatique est le défi du siècle
– Ce qui la bloque
– Ce qui va la faire réussir
L’enjeu des gaz à effet de serre ou GES
Depuis des millions d’années, la nature (forêts et océans) équilibre la concentration de GES dans l’atmosphère (mesurés en kilo d’équivalent CO2 )
– Elle capture des GES quand la concentration devient trop forte
– Elle en émet quand la concentration devient trop faible
L’humanité a bénéficié 300.000 ans (12.000 générations) de cet équilibrage, en maintenant son niveau de pollution à l’échelle de la nature
– Elle émettait peu de GES et détruisait peu la nature « équilibreuse » de GES
Depuis 10 générations, le déséquilibre des GES augmente
– La nature n’arrive plus à équilibrer complètement les émissions humaines de GES
– Elles s’accumulent, détruisent les équilibres climatiques et provoquent souffrance et inefficacité
La dégradation s’accélèrera en boucle jusqu’à l’arrêt des émissions nettes de GES
En s’adaptant au stress subi, l’humanité et la nature l’aggravent ‘en boucle’*
* Boucles dites de ‘rétroaction positive’
Exemple sur l’air conditionné :
« Transition » est le nom du chantier planétaire pour stabiliser la dégradation
La question clé est la date de fin du chantier de la transition
Il faut finir vite. La dégradation apportée par les GES s’aggrave avec le temps : plus la fin du chantier tarde, plus la dégradation à la stabilisation pour la moyenne des humains sera élevée
Au delà d’une certaine date de fin de chantier, l’humanité se met en risque de ne plus pouvoir satisfaire les besoins vitaux des plus faibles
Avec une date prudente de fin de chantier (2126 – 100 ans parait un maximum) il devient possible d’organiser le chantier.
Toute accélération du chantier représentera un bonus pour chacun et tout retard une lourde pénalité
L’essentiel de la pollution et de la dépollution aux GES vient de 4 sources et d’1 puits
Nous avons donc 100 ans au maximum pour inventer et construire un monde sans combustibles carbonés, sans élevage, sans acier, sans béton et assez riche en captures naturelles pour compenser les exceptions qui surgiront forcément
Est-ce réaliste ?
Le chantier de la transition peut être un succès s’il est suivi en émission
Le chantier est TRES long mais sa durée reste humaine, comparée à la Grande muraille ou aux cathédrales : les bébés qui naissent aujourd’hui vivront la ‘fin de chantier’
Il faut TOUT adapter mais l’adaptation est la première qualité de notre espèce souvent démontrée et souvent dans des délais plus courts
Le succès dépend d’abord de l’efficacité du suivi du chantier (comme pour tout chantier)
Ce suivi se fait déjà en argent mais c’est insuffisant et conflictuel :
– Toutes les dimensions du problème sont quantifiées en émission de GES : les flux des sources et des puits, les boucles de rétroaction et surtout l’objectif ultime du Net zéro
– Il faut un suivi en émission des décisions économiques qui impactent le chantier, c’est-à-dire toutes…
Un suivi universel et consensuel en émission est possible
La méthode de suivi décrite dans ce tutoriel a pris forme ces trois dernières années, avec le développement des comptes carbone nationaux et de la comptabilité carbone d’entreprise dite ‘cumulative’
– Un socle de données vérifiables (les Inventaires d’émission des scientifiques et les quantités des comptables nationaux et des comptables d’entreprise)
– Des méthodes de calcul simples et une bonne pratique : calculer, transmettre à ses clients, améliorer
Le suivi carbone a vocation à être,
– Universel, comme son socle
– Consensuel parce qu’il fonctionne sans « prix du carbone » forcément discutable : chaque utilisateur obtient l’impact en argent et en émission de sa décision et reste libre de sa valorisation argent-carbone
Les trois parties du tutoriel
1. Les produits
Le contenu carbone d’un produit : le cumul des émissions nécessaires pour le produire et le livrer
La bonne pratique du client, préférer le produit au contenu carbone le plus léger à prix équivalent ; celle du producteur, calculer, transmettre au client, améliorer ce contenu carbone pour un résultat durable
2. Les financements
Le rendement carbone d’un financement : le cumul de la capacité des productions financées à améliorer l’efficacité carbone moyenne au niveau mondial
La bonne pratique de l’épargnant-investisseur : viser un rendement carbone-argent équilibré de ses placements ; celle du financier calculer, transmettre à l’épargnant et optimiser ce double rendement
Ces mesures en émission déclenchent une concurrence carbone qui fait que les intérêts particuliers des entreprises et des banques accélèrent la transition
3. La conduite du chantier transition
Modéliser à partir de 1 et 2 des trajectoire de transition en émission désirables
La bonne pratique politique : A chaque niveau, projeter et discuter ces trajectoires, partager les objectifs, les ajuster à partir d’un suivi indépendant de l’avancement
Là où la concurrence carbone ne suffit pas, s’appuyer sur contenus et rendements carbone des outils d’accélération de la transition sans coût budgétaire (labels, achats publics, bonus malus, réglementation commerciale et financière, transferts entre particuliers, entre entreprises et entre pays)
